Dans un marché chahuté, certaines initiatives créent encore de l’élan. C’est le cas des collaborations, devenues en quelques années un vrai levier de différenciation. Capsules, éditions limitées, rencontres inattendues : les marques de l’ameublement investissent de nouveaux terrains de jeu pour capter l’attention, renouveler le désir et élargir leur audience.
Réalisé en partenariat avec Le Journal de la Maison et organisé par Karine Zagaroli, ce talk animé par Jérôme Libeskind sur Studio M (EspritMeuble) décrypte un phénomène en pleine accélération. Rédactrice en chef chez Reworld Media, Karine Zagaroli souligne l’intérêt stratégique de ces alliances : gagner en visibilité « à moindre risque », sans refondre toute une gamme. Collaborer, c’est sortir de son périmètre, tester de nouveaux segments et se réinventer sans se renier.
Autre signe fort : l’ouverture aux partenariats “cross-domaines”. Mode, hôtellerie, gastronomie… les marques s’associent à des chefs ou designers pour créer des produits-signaux, capables de raconter une histoire et d’attirer de nouveaux publics. Exemple : Fermob x Maison Saravoin, ou encore Maison du Monde x Mory Sacko, collaboration cohérente autour du voyage et des influences multiculturelles.
La tendance va plus loin avec la micro-capsule : édition ultra limitée, précommande, exclusivité digitale… tout est pensé pour provoquer rareté et désir. Mais le succès n’est jamais garanti : sans alignement de valeurs, le public sanctionne vite. À l’inverse, certaines collaborations deviennent des rendez-vous. Monoprix, en multipliant les partenariats premium accessibles, l’a prouvé, notamment avec Bureau Benjamin et une lampe devenue iconique.
Demain, place à des collaborations plus participatives, co-construites avec les communautés. Un enjeu clé : éviter la saturation, en misant sur la justesse, la rareté… et la pertinence.
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Pourquoi les marques (ou les enseignes) multiplient les collaborations ?